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mardi, 07 février 2012

Lettre ouverte à Georges-Louis Bouchez, tête de liste MR à Mons

« Nous devons dés à présent, ensemble, construire une douce révolution politique, la révolution de l’éthique, des libertés, la révolution de l’écologie mais aussi et surtout la révolution humaniste»

Schaerbeek, le 07 février 2012

 

Cher Georges-Louis,


Nous nous connaissons peu et pourtant – malgré nos différences idéologiques – nous partageons quelques combats et une passion singulière pour la politique. Elu tout comme moi à l’Assemblée Générale du Conseil de la Jeunesse, tu as aussi la passion du dialogue, de l’échange et tu portes également en héritage les valeurs de démocratie, de liberté et d’humanisme.


Tout récemment, l’hebdomadaire Le Vif/L’Express a consacré un article à ta candidature aux prochaines élections communales à Mons. Tu incarnes le visage libéral d’une importante ville wallonne. Comme mentionné dans l’article, « Ce jeune loup est un futur grand de la politique belge » et c’est à ce « loup » que je m’adresse aujourd’hui.


Je me porte également candidat sur les listes du cdH, lors des prochaines élections communales à Schaerbeek. D’autres réalités, d’autres combats aussi, mais une chose est sûre, tout est à faire.
Je ne suis ni libéral, ni socialiste, ni même écologiste, je m’inscris plutôt dans la subtilité de ce monde chaque jour plus complexe et qui ne mérite certainement pas de se cloîtrer dans des oppositions stériles.


C’est avec une volonté profonde de réfléchir ensemble à l’avenir de notre société que j’ai pris l’initiative d’écrire cette lettre. Nous sommes jeunes, engagés, nous aspirons à une gestion politique plus saine et pouvons porter ensemble, au-delà des divergences, une vision globale de la société que nous souhaitons construire.


En Wallonie comme à Bruxelles, les défis sont énormes et le vent politique nouveau que nous pouvons incarner doit débuter dés à présent.  


Tu te présentes dans une commune à la longue tradition socialiste, je me présente dans une commune à la longue tradition libérale, deux réalités totalement différentes et pourtant les mêmes constats : un taux de chômage élevé 20,60 % à Mons, 26,90 % à Schaerbeek – une paupérisation croissante et une réalité socio-économique qui n’arrange pas la situation. Face à ces défis, les jeunes ne devraient-ils pas devenir le principal moteur de l’avenir de nos deux régions ?

Entre chômage et désillusion, c’est une douce révolution démocratique dont nous avons besoin et cela débute dans nos communes. 


En effet, au fil de mes conversations avec les Schaerbeekois, je n’ai jamais ressenti autant de déception à l’égard  des hommes politiques. Nous sommes les héritiers d’une image galvaudée par des gestions individuelles peu recommandables.


Cette douce révolution démocratique que j’appelle de mes vœux passe aussi par un réveil des consciences chez les femmes et hommes politiques. Il est urgent de retrouver la confiance des citoyens ; l’éthique et la transparence en seront les maîtres mots.


Dans cet esprit, si les électeurs Schaerbeekois m’en donnent la possibilité, je prendrai l’engagement de publier individuellement sur mon site Internet, pour chaque mandat public, chaque jeton de présence, non seulement le nombre de mandats mais également les rémunérations qui en découlent. Iras-tu dans ce sens auprès des  électeurs Montois ? Cela n’a auparavant jamais été proposé ni même appliqué. Evidemment, il s’agit ici d’un acte symbolique, premier échelon d’un long combat, dont le but est de promouvoir localement la transparence et la bonne gouvernance. Les citoyens ne les ont jamais autant réclamées qu’aujourd’hui. Nous, jeunes, devons aller dans ce sens.


L’électeur n’a pas droit à la parole uniquement le jour des élections, il a 
aussi le droit de mieux comprendre les réalités et la complexité de la gestion publique. Nous devons en être les pédagogues.


A Bruxelles, la diversité est une richesse et une occasion de construire une société de cohésion. Dans ton entretien au Vif/L’Express, ton analyse de la société multiculturelle et ta vision sur le foulard m’ont agréablement surpris, elles s’éloignent sensiblement des positions que ton parti a adoptées. Tu as saisi les dangers d’une société liberticide qui légiférerait sur les tenues vestimentaires au nom de l’intégration. Néanmoins, et par ailleurs malheureusement, tu incarnes une vision minoritaire dans ton parti et tu te rapproches bien plus de l’humanisme et de la liberté de conviction que le cdH incarne en Wallonie et à Bruxelles.


La nécessité de promouvoir des valeurs communes dans une société qui nous invite constamment à l’opposition et au combat stériles s’impose comme une démarche nécessaire. Nous devons, dés à présent, construire ensemble une douce révolution politique, la révolution de l’éthique, des libertés, la révolution écologique mais, aussi et surtout, la révolution humaniste. 

 

Tewfik SAHIH
16ème sur la liste cdH de Schaerbeek  

mardi, 31 janvier 2012

Onkelinx – Michel : Schaerbeek fera-t-elle les frais d’un accord PS - MR en vue des prochaines élections communales ?


L’accord institutionnel du gouvernement Di Rupo Ier  a poussé le FDF (Fédéralistes Démocrates Francophones) à quitter le MR (Mouvement Réformateur).  Cette séparation pourrait avoir des conséquences principalement en Région de Bruxelles-Capitale. Le MR proposera donc  à Bruxelles et en Wallonie des listes distinctes, sans le FDF.

A Schaerbeek, la Liste du Bourgmestre (LB) était composée, en 2006, de membres du FDF avec à sa tête Bernard Clerfayt, de membres du MR et de candidats d’ouverture. Depuis quelques semaines, nous assistons au sein du MR de Schaerbeek à des divergences et des oppositions qui partagent la section en deux clans. De fait, s'opposent les partisans d’une pérénnisation du travail avec le FDF au sein de la Liste du Bourgmestre, menée par les échevins Etienne Noël et Bernard Guillaume mais également par Michel Mild, Président de la section locale et d’autre part, les partisans de la liste MR distincte avec à leur tête, l’Echevin Georges Verzin.

 Une liste MR distincte, un accord avec le PS à la clé ?

Pourquoi le MR est divisé dans la poursuite du travail dans un cartel avec le FDF ?  Il ne s’agit pas simplement de suivre la ligne politique du MR mais également de faire respecter un accord dont chaque élu Schaerbeekois a eu vent. En effet, il y a quelques temps, Laurette Onkelinx, par ailleurs Schaerbeekoise,  a pris les devants pour éviter une catastrophe personnelle  en 2012.  Cet accord qui vise à permettre, partout à Bruxelles, d'exclure le FDF et de favoriser le MR ou le PS dans une majorité serait le fruit d'un arrangement entre la tête de liste Schaerbeekoise socialiste et le patron des libéraux, Charles Michel.

Une Liste MR distincte partirait donc  avec une ferme volonté de faire tomber le Bourgmestre sortant et de poursuivre son combat avec le PS, actuellement dans l’opposition.

Face à cette réalité, le cdH est une force de changement !  

Schaerbeek risque  encore de perdre la face et de voir une majorité artificielle naître dans la cité des ânes.

Il est désormais grand temps que chacun assume ses responsabilités et présente des projets concrets aux Schaerbeekois pour maintenir la qualité de vie des citoyens, garantir une politique pro-active en matière d’éducation, d’emploi et de logement.

La politique locale n’est en aucun cas une promotion politique. Les Schaerbeekois n’apprécient pas cette démarche et voteront en âme et conscience.

L’équipe du cdH de Schaerbeek (Centre Démocrate Humaniste) présentera aux Schaerbeekois un programme ambitieux, fort et soucieux des préoccupations des habitants.  Loin des tractations anti-démocratiques, le cdH de Schaerbeek se lancera dans une campagne éthique et transparente, une campagne digne des habitants de notre commune. En ce sens, le cdH de Schaerbeek apparaît comme une véritable force de changement.  


Tewfik SAHIH
16ème sur la liste cdH à Schaerbeek  

lundi, 16 janvier 2012

Lettre à mon futur mari par Rime EL JADIDI (Maroc)


Cher Monsieur,

Je vous écris comme on écrit au Père Noel. Je ne vous ai jamais rencontré et je n’ai aucune preuve de votre existence. Et comme pour le Père Noel, j’ai également atteint l’âge où l’on commence à douter de votre existence.

Je vous écris parce qu’on m’a dit aujourd’hui qu’il fallait que j’apprenne à cuisiner des tagines aux petits pois et aux pommes de terre. On m’a dit qu’il se pourrait que vous aimiez ça et que si je ne savais pas en faire, cela risquait de me poser de sérieux problèmes, notamment avec votre mère.

J’aimerais vous demander, Monsieur, si en effet, vous aimez ce tagine, mais comme je n’aurai sûrement pas de réponse, je vais me contenter de vous dire cela : Monsieur, je n’aime pas le tagine aux petits pois et aux pommes de terre et je ne vois donc pas pourquoi j’apprendrai à en cuisiner.



Et puis, qui sait ? Peut-être que vous aussi, vous n’aimez pas du tout les petits pois. Peut-être bien que vous n’aimerez jamais mes tagines et que vous préférerez ceux de votre maman chérie. Peut-être même que vous savez en faire, vous, des tagines aux petits pois et aux pommes de terre. Peut-être que vous savez cuisiner bien mieux que moi !

Où est-ce que je veux en venir ? Monsieur, je ne vous connais pas, je ne sais même pas si vous existez, alors pourquoi dépenserais-je de l’énergie à apprendre à faire quelque chose qui ne me servirait à rien personnellement, uniquement parce ce que cela pourrait éventuellement –mais pas certainement- vous faire plaisir ? (et puis sincèrement, entre nous, si la seule chose qui vous ferait plaisir, c’est une bonne petite femme qui vous fait de bons petits plats, il y a de fortes chances que le facteur se soit trompé de boite aux lettres).

Monsieur, je viens d’avoir vingt ans, j’ai pleins de projets, pleins de rêves et une vague impression que je n’aurai pas suffisamment de temps libre à y consacrer. Puisque bientôt, quand vous viendrez, on me demandera gentiment de renoncer à tout ça. Peut-être qu’on me laissera encore rêver, juste un peu, mais il faudra bien qu’à un moment donné j’entre dans le moule. Parce que bientôt je cesserai d’être la fille de pour devenir l’épouse de et la mère de. Le temps du « moi, je » sera un court laps entre les deux alors je voudrais en profiter. Bien que la jeune fille que je suis en ce moment ait du mal à croire qu’elle renoncera un jour à son individualité, mais vous savez, comme pour l’histoire des petits pois, on n’sait jamais !

Au moment où je vous écris, vous aussi, avez vos rêves et projets. Est-ce que l’on vous demande de consacrer du temps à préparer votre future vie conjugale, à apprendre à faire des choses pour le simple plaisir d’une personne que vous n’avez pas encore rencontré et dont vous n’êtes même pas sûr de l’existence. Dites moi, hein ? Alors pourquoi moi et pas vous ? Est-ce qu’il vous arrive de penser à moi ? Non plutôt, est-ce qu’il arrive qu’on vous rappelle qu’il faut penser à moi ? À ce que j’aimeraiss ? À ce qui me fera plaisir ? Est ce qu’on vous demande de vous préparer à cela ?

Ne vous méprenez pas, je vous aimerai -car je ne vois pas d’autre raison valable de vous épouser-, mais je ne veux pas vivre pour quelque chose qui n’existe pas encore. Je ne vais pas passer les plus belles années de ma vie en un stage de formation à la vie conjugale. Je ne vais pas passer mon temps à vivre dans un monde parallèle en m’inventant un ami imaginaire pour lequel j’apprendrai à cuisiner de bons petits plats. 

Ce n’est pas que je ne vous ferai pas de bons petits plats, rassurez-vous…

Et puis quand viendra le moment, on verra bien ce qu’on fera. Si à ce moment là aucun de nous ne sait faire de tagine aux petits pois et aux pommes de terre on apprendra tous les deux. On fera des erreurs. Ensemble. La première fois ça sera tellement mauvais qu’on commandera des pizzas pour déjeuner. Et puis on en rira après, on le racontera à nos enfants, à nos amis, à nos voisins, à tous ceux qui veulent l’entendre. Et à chaque fois qu’on en mangera de ces tagines, on aura tous les deux ce petit sourire en coin, en souvenir de cette première fois, en souvenir de nos erreurs, de nos expériences, ensemble. Et ça sera notre petite histoire à nous. 

C’est tellement mieux comme ça, non ? Ça vaut le coup d’attendre, rien que pour ça.

Quand ils parlent de grandir ensemble, il ne s’agit pas seulement de vieillir physiquement mais de grandir dans l’âme, de par les expériences, les erreurs.

Je veux grandir avec vous. Avec toi.

Au plaisir de vous rencontrer, Monsieur.

D’ici là, portez vous bien.

Votre future femme 
Rim EL JADIDI (Maroc)